jeudi 17 février 2011

Ce à quoi j’exhorte les lecteurs

Avant propos : Certes, j’ai déjà écris un long article il y a peu mais comme je vous l’avais dit, j’ai un trop plein de choses en tête qu’il me faut poser,  structurer, … de plus, j’avais déjà des écris de précédentes réponses sur Facebook ou d’autres blog, et je me dis « Autant tout centraliser ici ». Pour finir je suis en vacances et peut passer davantage de temps que d’habitude, donc autant se lancer vraiment pour qu’il y ait de la matière !
Je ne suis pas du tout un spécialiste des blogs et du coup ne sais absolument pas si il faut faire des dossiers, par thèmes ou garder les choses par jours (les 2 en même temps me sembleraient cool), de plus la présentation est certainement perfectible, des illustrations seraient bienvenus (amis photographes !!),… je suis vraiment preneur de tous conseils, critiques, aides. Merci de m’envoyer ça sur mon adresse mail (cyrd@gmail.com).


Avant de commencer à écrire davantage sur différents sujets, différents points de vu, … j’aimerai mettre aux points certaines choses et c’est l’objet de cet article. Tout ce que je vais écrire, particulièrement sur le sujet de la foi et de la religion –  sur lesquels des gens vous diront avoir la vérité (qui sont souvent au final DES vérités) –, est purement personnel, le fruit de ma réflexion, de ma relation à Dieu, de mes lectures (y compris bien entendu de la bible).
J’aimerai aussi définir « Chrétien non religieux de gauche », il y a des pistes dans cet article mais j’y reviendrai peut être un peu plus précisément prochainement.


Vérité et Chrétienté…

 « LA » vérité, pour un chrétien comme moi, est unique et ce n’est pas un raisonnement, une doctrine, un ensemble de règles, de certitudes,… mais une personne : Jésus (« je suis la vérité, le chemin et la vie » dira t’il). A partir de là, Lui étant le Chemin qui nous conduit au père (Dieu), c’est à travers ce chemin et dans la relation qu’Il nous permet d’avoir directement avec Dieu, que se trouve la vérité. De plus, Jésus EST Dieu, Dieu ayant pris une apparence humaine et à partir de là, tout raisonnement, réflexions, théories,... deviennent directement faux car tout ceci dépasse la compréhension humaine des choses, la « logique », et encore une fois, seule cette « relation » avec Dieu nous donne des réponses.
Mais certains donnent (ou imposent) ces réponses de Dieu comme des vérités absolus, alors que, de la même façon, ces réponses sont des compréhensions, des interprétations humaines de choses qui ne sont pas compréhensibles ! (la « réponse de Dieu » est Vérité et elle est dans une relation avec nous, dans un « léger murmure » comme pour Moïse, une ressenti spirituel ; elle n’est jamais un ensemble de « logiques » et de raisonnements. C’est ce que nous en concluons qui le devient !). Ce qui ne diverge pas dans ce que « donne » Dieu, c’est l’ « esprit » de ce qu’il nous demande. « Aime ton prochain comme toi-même » (ce qui met en relation deux choses : la façon dont on aime les autres ET celles dont on s’aime soit ; l’un ne doit jamais être supérieur à l’autre « comme ») et « tu aimeras le seigneur ton Dieu de toute ton âme de tout ton être et de toute ta force ». Ces deux commandements que Jésus décrit comme « semblables » (mathématiquement « équivalents » : chacun des deux implique l’autre) contiennent tous les autres ! La loi a été faite pour donner de l’Amour sur terre, tout détournement ou application qui irait contre ça ne viendrait pas de Dieu et doit être revu (ce que Jésus fait parfois… notamment quand il permet de manger pendant le Shabbat ou de guérir quelqu’un ; quand il demande d’aimer même son ennemi allant au-delà de la « loi du talion »).
Ce paragraphe amène bien évidemment à la question de la trinité, des trois visages de Dieu : le père, le fils, l’esprit ; très complexe à comprendre (car incompréhensible) et qui a amené de grande discordes chez les premiers chrétiens, et même longtemps (on l’observe avec la difficulté d’écrire un « Credo », où chaque mot est pesé soit pour contrer certaines visions considérées comme des dérives, soit pour ne pas froisser certains). Je reviendrai sur tout ça un jour mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Positionnement politique

Tout ça pour dire, que je donne mon point de vue, non comme une vérité établie mais comme une piste de réflexion. Il en va de même, et c’est encore plus évident, dans tous les domaines et particulièrement en politique : aucun système n’est parfait, aucun parti n’a raison, etc… mais il faut chercher ce que serait notre idéal (à titre individuel), le monde le mieux possible, construire ce monde dans sa tête,… et ensuite chercher des moyens d’obtenir ça concrètement, « choisir » les hommes et les partis les plus à même d’aller vers cet idéal (c’est très dur aujourd’hui…) ou alors choisir de ne pas s’impliquer, de ne pas cautionner,… Certains, comme moi précédemment, sont des ayatollahs du vote, considérant qu’il est nécessaire si on veut pouvoir s’exprimer, de prendre position, de voter,… Je vous renvois à un livre très intéressant sur ce point d’Alain Badiou De quoi Sarkozy est-il le nom ?, dans lequel il explique, bien mieux que je ne le ferai, pourquoi il ne vote plus. (Ce livre parle aussi de l’idéologie, un mot qui fait peur, comme étant un « idéal personnel » à fixer, à rechercher pour ne pas le perdre de vue dans les applications concrètes).

Parenthèse sur le vote en France

De manière évidente et bien moins complète que Badiou, je pense que le simple fait de se retrouver au 2ème tour avec deux personnes dont on ne veut pas, pose cette question de l’abstention et le système de vote français a un gros problème – au moins – : le vote blanc n’est pas pris en compte !! Si un jour, 75% de la population votait blanc (c’est purement théorique mais…) et bien le résultat des élections serait malgré tout 51% pour l’un et 49% pour l’autre, enfin un résultat dont la  somme fait 100. Et force est de constaté qu’on se penche peu sur le vote blanc mais beaucoup plus sur l’ « abstention » qui focalise toute les attention dès la demi journée de vote !! De plus, en ce qui concerne la présidentielle, le vote en 2 tours est assez inefficace : des gens peuvent ne pas être au 2ème tour à quelques voix près (ce ne sont que les 2 premiers quelque soit l’écart !) et la peur de certaines combinaisons ou de certaines personnes au 2ème tour incite au « vote utile » qui ne me semble avoir aucun sens ! Une « barre » à franchir pour être au 2ème tour me semblerait mieux, quitte à faire un 3ème tour. L’exemple de 2002 devrait être pris en compte et faire réfléchir, 1995 aussi avec un Balladur pas si loin des deux autres,… En 2007, on s’apercevait que, selon les sondages (il faut toujours bien s’en méfier) Bayrou pouvait battre Sarkozy mieux que Royal mais… ne passait pas au 2nd tour !!! (Je ne donne pas d’avis politique dans cette partie, juste des constats pour illustrer mon propos).

L’idéologie

J’ai été très marqué dans le livre de Badiou par cette notion d’idéologie. Rechercher ce qui nous semble idéal, ce qu’on aimerait atteindre, sans trop se soucier du contexte actuel autrement que pour l’observer comme des faits historiques, et construire sa pensée (mais pas prendre en compte ces « contraintes » pour poser son idéal). Choisir le primordial, l’essentiel, ce qui nous construit, ce qu’on rêverait, la vie qui nous paraît la mieux (pour soit et surtout avec les autres ; en tout cas dans mon « idéal » !), les choses indiscutables, intolérables,... C’est cet idéal qui se laisse percer, bousculer, qui s’affirme, qui s’affermi quand on lit les intellectuels, des philosophes, des politiques au vrai sens du terme (ceux qui savent un peu élever leur pensée…) et c’est lui aussi qui a le plus besoin de temps, et que le débat oral (le « match » : cf mon article précédent) a du mal à bouger (et heureusement !).
Cette démarche évite d’accepter ou d’adhérer à certaines idées, certains parti, … par le fait même qu’ils vont à l’encontre de choses fondamentales dans notre « idéal » et que même si « des choses » auront des résultats concret proches de ce que l’on recherche, les moyens d’y accéder ou certaines idées sont totalement à l’encontre de notre vision. 
Pour mieux comprendre, je vous invite à lire ce livre de Badiou qui va bien plus loin que le "provocation" de son titre. 

Deux exemples

Pour prendre un exemple extrême et fort visible – ça ne l’est pas toujours autant – : beaucoup de choses étaient positives dans le nazisme : croissance, redressement du pays, baisse du chômage, … mais des choses intolérables et contre l’ « idéal » de beaucoup de personnes devaient rendre cette vision et ce projet non acceptables, non soutenables et même condamnables ! (je parle ici du projet de départ, des idées affichées d’Hitler avant et peu après son arrivée au pouvoir, de « Meine Kampf »,… et pas de ce qui fut visible et concret ensuite, surtout après la guerre et sur lequel quasiment tout le monde s’accorde aujourd’hui). L’idée de repousser la haine de l’étranger, du faible, d’une communauté, de donner les mêmes droits, les mêmes devoirs, de considérer que tous les hommes sont égaux,…. permettaient de ne pas adhérer au nazisme et de le combattre. (je ne dis en rien que j’aurai fait mieux à leur place, j’essaye d’en tirer des leçons et de voir en quoi cela a du sens aujourd’hui).
Un autre exemple simple de pensée que l’on peut avoir et que je pense partager avec beaucoup de monde « Le travail est fait pour l’Homme et non l’Homme pour le travail ». Le simple fait de poser cette idée évite de faire un certains nombre d’erreurs et d’accepter beaucoup de choses. Par exemple, rendre des boulots inhumains !
Un gars dans une agence de télécommunication qui vend des téléphones et ne peut : ni vous aider si il est en panne, ni vous proposer de meilleurs offre (il faut pour cela avoir en ligne son « suivi conso »), ni gérer les assurances qu’il vous vend,… on peut se dire que ça lui donne moins de boulot mais… dans quel état récupère t’il les clients !! Pendant ce temps, notre gus de l’ « assurance » (ce n’est pas le même que celui du « suivi conso » bien sûr !!) se tape que des gens énervés, choqués, tendus,… toute la journée car il ne gère QUE ceux qui ont « perdu, cassé, se sont fait voler » leur portable. Quelle vie !! De plus, il est impossible de voir ces gens en direct et chez certains opérateurs, les employé ont un chrono avec un décompte par client et au bout d’un certains temps, on leur envoie directement un autre appel !!
En ne découpant pas tous les boulots, je pense que ce travail peut être intéressant, social,…
Ce système est peut être fort rentable, permet au client de payer moins, etc… mais, dans mon cas, est incompatible avec la vision que je me fais du travail et ce que je met derrière cette phrase « Le travail est fait pour l’Homme et non l’Homme pour le travail ». De plus, je me retrouve énervé avec le mec de l’agence ou celui au téléphone alors que je sais que je ne dois pas lui en vouloir, qu’il ne peut « rien faire » (surtout celui de l’agence !), que celui au téléphone passera à un autre client rapidement et je ne suis qu’un cas de plus, ...  Et en plus, à qui se plaindre ? On peut me dire « change de boite »…euh…. laquelle ne pratique pas ce genre de chose ? (et là je ne parle même pas des plateformes à l’étranger…)

Pour conclure : ce qu’il est important de retenir !

Prenez ce qui vous semble intéressant, pointez ce qui ne vous convient pas, faites bouger vos lignes ou affirmez les en lisant ces articles,…  Ne gobez aucune chose, aucune idées, même aucun fait – surtout pas – , mais questionnez tout, refusez ce que vous ne comprenez pas, mais acceptez juste de rentrer quelques instants – le temps de la lecture de l’article – dans ma vision pour la critiquer (au vrai sens du terme : positivement ou négativement mais de manière constructive !) et continuer à construire la votre (ceci est valable tant sur les questions politiques, que sur celles de foi, de religion, et autres !).

1 commentaire:

  1. Je suis en accord avec toi, quand tu dis que croire en : Jésus - Homme - Dieu , dépasse la compréhension humaine des choses et encore moins la logique . Et c'est justement ça la foi !
    Et comme tu l'exprimes avec vertu , seul notre relation à Dieu nous donne des réponses.
    La merveilleuse expérience vécue sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle ouvre la porte sur l'amour. L'amour que tu partages dans la douleur de tes pieds, la souffrance du chemin, la fatigue avec d'autres comme toi qui ont choisi ce même chemin, pour des raisons différentes et pas seulement de croyance. Des personnes que tu ne reverras certainement jamais dans ta vie et qui pourtant vont te marquer pour toujours.

    Je reviendrai plus tard pour la suite.

    Francine R

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